Toutes nos envies : Le film qui dénonce la société de consommation et son crédit !

By | 16 novembre 2011

Toutes nos envies : le film qui lutte contre le surendettement !

Ce film, je ne l’ai pas vu. Si vous avez d’ailleurs l’occasion de le voir, je lance un appel à laisser vos commentaires sur celui ci. Bref, ce film je ne l’ai pas vu, mais j’ai assisté à une conférence sur le thème du crédit à la consommation comme maux de notre société.

Une phrase m’a marqué dans les extraits que j’ai vu, celle prononcé par Stéphane, magistrat joué par Vincent Lindon « Le crédit c’est la consommation et la consommation c’est le système, on touche pas ! »

Eh bien peut être que si ! Finalement ce film « Toutes nos envies » est un coup de marteau qui vient enfoncer un peu plus le clou sur un système qui se croyait infaillible ou en tout cas qui ne voulait pas regarder les dégâts qu’ils causaient et qui sonnaient bientôt (ou presque) sa perte !

Surendettement : on y croit pas tant que ça ne nous arrive pas !

J’aime prendre une image précise qui me fait penser à ce type de changement de comportement radical; et ici ce changement, vous l’aurez compris,  vient de la part des banques et établissements financiers vis à vis des particuliers.

L’image que j’aime (façon de parler) prendre, c’est l’accident de la vie.

Tous autant que nous sommes, il y a des situations que nous vivons et des situations que nous connaissons. Nous sommes aptes à comprendre certaines situations qui ne nous arrivent pas car elles ne nous font pas peur et ce sont souvent des situations positives. En conséquence, nous agissons différemment.

Par exemple, de mon coté je regarde l’émission de Frédéric Lopez « rdv en terre inconnue » qui parle de la rencontre entre une personnalité et une ethnie simple, différente, loin de nos tracas quotidiens. Cette émission à succès me fait prendre du recul et m’amène à penser les choses différemment et à avoir le sourire le lendemain avec mes voisins, avec mes semblables : tout cela est assez facile !

Par contre, nous sommes moins aptes à comprendre d’autres situations car elles nous font peur. En conséquence, nous ne changeons pas notre comportement, sauf lorsqu’une catastrophe nous touche.

Par exemple, sur la route, Il y a des accidents de circulation tous les jours, et nous commettons, même si elles sont petites, des infractions qui, selon nous, ne portent pas à conséquence. Pourtant nous savons que de nombreux drames se déroulent quotidiennement, à cause d’un feu grillé, d’une ceinture non portée… mais nous ne voulons pas  y penser et nous ne changeons donc pas notre comportement, jusqu’au jour de l’accident. Cela peut s’appliquer à n’importe quelle situation de plaisir pouvant devenir anxiogène : l’usage de tabac, d’alcool, de jeux vidéos, de crédit à la consommation

Eh bien là, les banques (ah la transition n’est pas si facile… mais si vous allez comprendre) qui pensaient être intouchables, trop grosses pour tomber en faillite se rendent compte qu’elles sont pointées du doigt à cause de pratiques commerciales à la limite de l’avouable, des pratiques sur lesquelles il fallait fermer les yeux, mais qu’il fallait pratiquer car très rentables.
Aujourd’hui, l’accident est arrivé, et les banques se trouvent dans  une situation ou elles doivent changer leurs comportements, changer leur façon d’agir.
C’est tout de même en partie de leurs fautes si le système se casse la gueule, le système c’est la consommation, la consommation c’est le crédit, donc le crédit se casse la gueule !

Cette phrase prononcée donc par le personnage de Vincent lindon jouant un personnage (à ce moment du film) dépité, plein d’espoir au début de sa carrière et désabusé devant autant de situations de surendettement, est lourde de sens !

La société se casse la gueule, le crédit se casse la gueule ! Il est temps de réparer le système ! Il est temps de réparer le crédit ! Et cette responsabilité incombe énormément à celui qui le distribue !!!

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